LES TEXTAMENTS
La vie n'est pas parfaite mais difficile
1. Vivre
Ô humble Satan qui,
Pour une simple âme fragile,
Vole celle d'autrui.
Telle une fleur du mal,
tu effleure mon regard
et tu me blesse, c'est fatal
Pour qu'une fois de plus, je m’égare.
La vie est faite pour être vécue
N'est pas faite pour être laissée, abandonnée.
Celui qui ne veux pas la quitter.
Sortira de son trou
Pour ne pas devenir fou
Et vivre une vie sans être mou.
Pourquoi ? Ô humble roi,
2. Pourquoi ?
Dis-tu que les champs de blé
mal labourés, sont fait pour toi
Ô roi? Ne peux-tu pas t'en passer?
Pourquoi ? Cher voleur,
Cambrioles-tu cette vieille dame?
Tu as peut-être besoin dee chaleur?
Va te réconforter auprès des femmes!
C'est surement de ma faute,
Ma poésie n'est pas si simple
Mais je vous quitterais le tête haute.
Quand les Dieux méchants et rebelles s'acclament
3. Enfer
Et que les petites gens se savourent vaincues
Les champs et les laboureurs se délaissent du travail
Pour le laisser qu'un espace dépourvu de vécu.
C'est là, l'endroit fort de ce monde inculte
Dans les profondeurs des Terres les plus despotiques
En bas et haut de ces lettres qu'on insulte,
Que vie l'être le plus sarcastique.
Un homme vétu de noir laqué
Rien que du feu l'entoure, lui et ses chiens
Il a beau être frère du dieu inné
Il n'est pas plus sympathique qu'un forrain.
L'enfer est noir, lui est blanc.
Il a beau être maitre de l'Enfer,
Il avance vers son trône nonchalamment
Et c'est Hadès assit à présent sur son trône de fer.
Ô Spleen majestueux que le vent t'emmène
4. Spleen
Et que la vie, amère, te subit chaque jour,
Et que le monde de la mélancolie même,
Laisse pourrir des jours et des jours au fond d'une tour.
Ô Spleen mélancolique tel que Baudelaire,
Roi de ces poèmes mélancoliques,
A fait de son nom un repère
Auprès des petites gens aux allures scéniques.
Ô Spleen malheureux que la vie rencontre
A chaque coup bas d'un amour perdu
La liberté n'est pas pour le Spleen, elle est contre
C'est un malheur vide et tordu.
Ô Spleen désastreux que le vent emporte avec lui.
Vas-t'en avec ta mélancolie peureuse
Tu m'en a trop fait subir. Lui,
ne rend pas une fille heureuse.
Les jours sont beaux et la vie est maudite,
5. Nature
Quelque soit l'humeur de Dame Nature,
Les jours sont soit éclairés, comme est-elle dite,
Ou ils sont moche et dépourvus de nature.
La vie, elle, n'est pas géniale,
Elle n'a pas d'utilité concrète,
C'est une simple utilisation murale,
Et elle est plus belle parfois en Crète.
Les vies sont comparés aux morts.
N'es pas pitié des morts mais des vivants.
C'est peut-être morbide mais les remords,
Sont plus difficiles qu'effrayants.
Cette saison, les jours sont terribles,
Ils n'apportent aucune satisfaction
ni désillusion. C'est écrit et ils sont libres,
La vérité n'est pas loin de l'éducation.
Il nage tel une bête géante
6.Requins maritimes
dans ce vaste liquide bleu
avec sa bouche ouverte, béante,
comme une énorme bouée blanche et bleue.
C'est une goutte d'eau
qui déchire ses écailles,
liquide rouge qui trempe dans l'eau,
comme une soupière déssinée de rails.
De ses dents pointues et claires,
l'eau comme une ombre foncée,
perdure dans cette brève réalité.
C'est de cette bête maritime
qui est de ce monde farine
C'est un requin à la peau claire.
Ô regards diaboliques et yeux magnétiques,
7. La vision
Que ton humble vision soit perdue dans le paysage,
Que ta volonté de vouloir soit fontastique
Et que ton esprit soir comblé de visages.
Ô oeil entier plein d'humeur vitrée,
ton cristalin est tel que la couleur
est perdue entre autres, telle en est sa teneur.
Ô globe occuleux, énormité
faciale de ton corps, si petit,
si tout et si rien à l'extrémité
de ce champ si mince et si petit.
MESSAGE DE L'AUTEUR
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